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Les Caprices d'une Enfant Gâtée : dans les coulisses (et les larmes) du dépôt-vente de robes de mariée le plus attachant de la Côte d'Azur

Il y a des rencontres qui vous marquent plus que d’autres. La mienne avec Aimie et Audrey s’est faite lors du shooting d’inspiration Whispers of Imbolc, à Isola 2000, où elles avaient habillé la mariée d’une robe pleine de douceur. Depuis, je voulais raconter leur histoire. Alors je suis allée les cueillir dans leur showroom de Villeneuve-Loubet, à deux pas de la mairie, avec une seule consigne : soyez vous-même. Résultat : deux heures d’interview, plusieurs fous rires, quelques larmes assumées, et l’histoire d’une amitié qui ressemble à une robe de mariée réussie — quelques ajustements au départ, et finalement parfaite.

Aimie et Audrey : qui sont les fondatrices des Caprices d'une Enfant Gâtée ?

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Le parcours d'Aimie, entre mode et décoration événementielle

Aimie, née dans les Yvelines, bientôt 40 ans, est passée par la Sorbonne en arts plastiques puis par un BTS visuel merchandiser. Elle a travaillé pour Monoprix, Etam, les Galeries Lafayette, avant de poser ses valises sur la Côte d’Azur pour un poste chez Another Stories (groupe H&M). Entre-temps : deux ans en Australie, beaucoup de voyages, et un tournant douloureux — la fermeture de son magasin annoncée alors qu’elle est enceinte de son second enfant, né avec une malformation. « J’ai dû me consacrer à lui pendant près d’un an », raconte-t-elle. C’est dans cette parenthèse qu’elle découvre une formation à distance en décoration événementielle éco-responsable, donnée depuis le Canada.

Le parcours d'Audrey, de la bijouterie à la seconde main

Audrey, bientôt 48 ans, trois enfants et déjà mamie d’un petit garçon de 3 ans, a un CAP de bijouterie métaux précieux en poche. Direction La Réunion, où elle enchaîne les responsabilités jusqu’à un burn-out complet : « Je ne pouvais plus rentrer dans les boutiques. » Elle repart pourtant, encore et encore — « de cette entreprise je suis partie et revenue cinq fois », dit-elle en riant — jusqu’à superviser un atelier qui gère 37 boutiques. Puis le Covid, et les retrouvailles avec son amour de jeunesse : « En 2020 j’ai tout quitté pour venir sur la Côte d’Azur. » Elle aussi s’inscrit à la fameuse formation canadienne, où elle croise le chemin d’Aimie.

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Comment est né le dépôt-vente de robes de mariée à Villeneuve-Loubet

Le café qui a tout changé

C’est en visio, au fil des semaines de formation, qu’Aimie et Audrey réalisent qu’elles habitent à quelques kilomètres l’une de l’autre.

« On est allées se boire un café, on s’est rendu compte qu’on avait les mêmes valeurs. »

Cette sensibilité commune pour l’ancien, la brocante, le recyclage des vieux vêtements allait devenir le socle de leur projet et ce qui leur manquait le plus dans leur ancienne vie professionnelle tient en une phrase :

« La liberté de faire ce que l’on veut, quelque chose qui nous fait vibrer, qu’on serve à quelque chose. On a le sentiment qu’on est à notre place. »

Le stand improvisé de Fréjus (et la robe récupérée trois ans plus tard)

Au départ, pas de local, pas même de nom déposé. Juste l’idée de démarrer à domicile. Puis le hasard s’en mêle : une proche d’Aimie récupère deux robes qui revenaient d’un dépôt-vente en Suisse qui fermait. Au même moment, un salon de la seconde main à Fréjus les contacte. Le budget ne suit pas, jusqu’à ce qu’un échange trouve un terrain d’entente et qu’elles finissent par partager un stand avec une prestataire décoratrice de fleurs séchées, la maison Créa.

Ni immatriculation, ni structure, mais déjà, l’émotion. « Une femme est venue avec son amie : « je veux cette robe, je veux cette robe » », se souvient Audrey. « Et finalement, trois ans plus tard, elle se mariera dans cette robe qui l’aura tant fait rêver. »

D'où vient le nom Les Caprices d'une Enfant Gâtée ?

Le nom est né bien avant la boutique.

« C’est un nom qui m’est venu à la naissance de ma dernière fille, qui a 12 ans aujourd’hui, et je n’étais pas censée avoir cet enfant », raconte Audrey.

Grossesse compliquée, naissance compliquée, un désir d’enfant porté presque cinq ans avant qu’elle n’arrive.

« Elle rêvait d’une petite créole et elle l’a eue. »

Audrey avait déjà utilisé ce nom pour une première entreprise à La Réunion, au sortir de son burn-out. Quand elle rencontre Aimie et découvre qu’elle fait déjà de la déco et de la papeterie sous cette bannière, tout s’enchaîne naturellement.

« Ya vraiment un truc qui se passe avec ce nom-là. Donc ça fait sens. »

Aimie et Audrey, un duo complémentaire au quotidien

Portrait croisé : « c'est mon âme-sœur »

Je leur demande de se décrire l’une l’autre. Audrey ne réfléchit pas longtemps :

« Aimie, elle est d’une extrême bienveillance. Je ne sais pas s’il y a un mot plus fort que bienveillance mais voilà. Elle a le cœur sur la main. »

Sa voix se serre. « Je vais pleurer, vas-y, je te regarde pas… » Un silence, beaucoup d’émotions.

« C’est mon âme-sœur. »

Câlins, bisous.

Je les laisse reprendre leurs esprits. Côté super-pouvoir, Aimie n’a pas de doute sur celui d’Audrey :

« Son talent, ne serait-ce que artistique, je pense qu’elle ne se rend pas compte de ce qu’elle est capable de faire en couture, en papeterie. C’est au-delà de l’aspect professionnel, c’est une artiste. Elle est perfectionniste, hyper talentueuse, super loyale, pour les clientes, pour moi, pour sa famille, à s’oublier elle-même beaucoup trop.»

Et d’ajouter, plus intime :

« Pour moi c’est souvent mon rayon de soleil, ma bouffée d’oxygène. Elle va m’apporter la sagesse, l’expérience. On arrive à s’apporter l’équilibre. »

La confidence qui résume tout ?

« On se chiale dans les bras l’une de l’autre au moins une fois par semaine. »

(Rires, puis un vrai silence ému.) 

« Ce qui est bien, c’est que quand y’en a une qui est un peu down, y’a toujours l’autre qui fait que ça dure pas longtemps. »

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Qui est la plus fonceuse, qui est la plus structurée ?

Sur la répartition des rôles, tout est instinctif : Aimie gère l’administratif, le rangement (« j’ai besoin de classer, ranger… »), et pendant les essayages, tout le recul logistique et le conseil. Audrey, elle, s’occupe de la communication, et vit les essayages depuis la cabine, au plus près des confidences des mariées : « J’ai toute la partie chuchotage, confidences, et au plus prêt de leur intimité. »

À qui la palme de la plus fonceuse ?

« Audrey. »

(Rires.)

« Je mets longtemps, je suis un peu un diesel, et à un moment je décide. » Audrey.

Et la plus structurée ?

« Ça dépend sur quoi ! On est tellement complémentaires. Aimie va faire le ménage, moi je fous le bordel. Y’a toujours des perles partout et elle est toujours là. »

Sur les doutes, une confidence sincère :

« On doute beaucoup de notre légitimité, sauf qu’on s’est rendu compte qu’en lâchant prise, on s’en sort bien. »

L'essayage d'une robe de mariée aux Caprices d'une Enfant Gâtée

Le rituel : casser le mythe

Ici, pas de posture ni de langue de bois. L’essayage commence toujours par un temps d’échange, un quart d’heure pour poser des questions personnelles, offrir un café, installer une vraie confiance.

« On est très transparentes, y’a jamais de langue de bois, on leur dit ce qu’on pense », expliquent-elles.

En amont, une conversation WhatsApp permet déjà de cerner le budget et les petites choses à ne pas dire devant tout le monde et les détails importants qui permettront de trouver la robe.

« On casse le mythe : elle essaie la robe de ses rêves en premier. Et après, en fonction de ça, on voit pour ajuster. »

L'histoire d'Armelle, celle qui les a bouleversées

Je leur demande le plus beau coup de foudre pour une robe qu’elles aient vécu ici. Sans hésiter : Armelle.

« J’ai été appelée par sa belle-sœur, qui vit en Suisse, pour nous dire que le mariage de son frère avait été décalé puisque leur papa était décédé entre-temps. Armelle avait ce sentiment de culpabilité, et qu’il était impossible pour elle de s’imaginer dans une robe de mariée. »

Armelle était prête à renoncer au mariage, par respect pour sa belle-famille.

« Elle n’arrivait pas du tout à se projeter. »

Après un premier échange avec la belle-sœur, puis l’arrivée de la mariée en boutique :

« Finalement, elle a trouvé sa robe dès son premier essayage, et c’était un très beau moment. Elles se sont tombées dans les bras. Très émouvant. »

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Pourquoi choisir une robe de mariée de seconde main éco-responsable

« Il n'y a pas de robes maudites »

C’est LA question que se posent toutes les futures mariées face à la seconde main : et si la robe portait une histoire qu’on ne connaît pas ? Aimie et Audrey ont une réponse rodée, presque rituelle.

« Les robes sont sélectionnées avec soin, on prend le temps de les examiner pour qu’elles soient dans le meilleur état possible. Il n’y a pas de robes maudites. Il y a beaucoup de peur autour de ça. »

Chaque robe reçoit un véritable soin d’accueil :

« Y’a tout un nettoyage qui se passe, on coupe les liens. »

Certaines sont nettoyées à l’encens ; la boutique elle-même a été nettoyée par une énergéticienne à son ouverture.

« Nous, le fait qu’on a aucun lien avec la robe qui arrive, on n’a pas de lien affectif, c’est juste de l’économie circulaire. Donc on est ouvertes à ça, on y met notre intention, on nettoie. »

Et si une robe ne leur inspire rien de bon ?

« Si demain y’a une robe qui rentre et qu’on la sent pas, on serait capables de la refuser. »

Déstockage neuf, papeterie et privatisation du showroom

Au-delà du dépôt-vente, Aimie et Audrey travaillent avec des boutiques partenaires qui leur confient leur déstockage de l’année, « à des prix défiant toute concurrence, entre 30 et 50 % du prix sur des robes neuves non retouchées », ainsi qu’avec une maison de couture à Bordeaux, qui leur cède les robes créées pour ses shootings. Leur showroom propose aussi de la papeterie, et se privatise pour le jour J avec « un service VIP, un buffet à outrance de victuailles ».

Si elles devaient définir l’esprit du lieu en un seul mot ? Long silence, petit rire gêné.

« C’est dur ! On a droit à un chacune. »

Aimie choisit chaleureux. Audrey hésite : « Rassurant, enveloppant, non, rassurant et enveloppant, ils ne vont pas comprendre. » (Rires.)

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FAQ — Les Caprices d'une Enfant Gâtée

À Villeneuve-Loubet Village, à deux pas de la mairie — un emplacement qui permet notamment de privatiser le lieu pour les préparatifs du jour J.

Après un temps d'échange pour cerner les envies et le budget, l'essayage commence toujours par la robe de ses rêves, dans un climat de confiance et sans jugement.

Au-delà de l'aspect économique, c'est un choix éco-responsable qui s'oppose au gaspillage de la fast fashion du mariage. Chaque robe est sélectionnée, nettoyée et « libérée » de son histoire avant de rejoindre la boutique.

Oui : du déstockage neuf de boutiques partenaires et d'une maison de couture, de la papeterie, ainsi que la privatisation du showroom pour le jour J.

Oui, le showroom de Villeneuve-Loubet peut être privatisé le jour J avec ses propres prestataires, pour un service VIP incluant préparatifs et buffet.

Le nom est né à la naissance de la fille d'Audrey, très attendue après une grossesse compliquée. Il a d'abord donné son nom à une première entreprise à La Réunion, avant de devenir naturellement celui du projet fondé avec Aimie.

Merci à Aimie et Audrey pour leur confiance, leurs larmes et leurs fous rires pendant cet entretien. Retrouvez leur univers sur Instagram ou directement en boutique au :

12 rue Lieutenant Asquier,
06270 Villeneuve-Loubet

Un grand merci à toute l’équipe de cette journée où on aura bien ri et bien mangé :

Boutique Robes de Mariée : @les_caprices_dune_enfant_gatee
Photographe : @dmk.destinationart
Vidéastes : @bastienperz, @baptisteobe, @sayki_agency
Make Up : @vuedeloinstudio
Coiffure : @noellaroussignol
Pâtisseries : @aurelie_infiniesgourmandises
Biscuits : @pelmel_biscuits
Fleuriste : @plaisirfleuri
Mariés : @kellyconstantzer & Cédric